Sa main glisse vers ma taille, mon ventre, le haut de ma cuisse. Ses lèvres suivent sa main, égrènent des baisers sur ma peau jusqu'à ce que sa tête soit entre mes jambes, alors il me regarde, comme pour me demander la permission. Sa tête s'enfoncent dans l'ombre, ses mains étreignent mes jambes, son souffle est brûlant sur ma cuisse. Il commence lentement. Si je pouvais ruer, je le ferais. Si je pouvais hurler à la lune, je le ferais. Juste pour ressentir ce bohneur là. Un cri d'extase m'échappe, se fond au râle de son désir. Sa main descend sous ma hanche. La mienne vient la rejoindre, nos doigts se soudent. Je ne sais plus qu'elle est ma main, quelle est la sienne. Nos doigts explorent nos peaux, nos langues explorent notre goût. Et jamais nos regards se quittent, nous coordonnons nos mouvements, comme des musiciens, des danseurs. Synchronisés. Les yeux dans les yeux. Elle monte, cette douleur entre nous, elle change et s'amplifie. Je le veux. Je le veux plus près. Je ne peux m'approcher assez . Je nous mes jambes autour des siennes, appuie mes deux mains sur son dos pour l'attirer plus profond en moi. Mon coeur s'éveille, s'unit à mon âme, mon corps implose. L'amour se propage dans tout mon être en cercles concentriques, comme une pierre fait des ronds dans l'eau. Il crie de bohneur. Je le rejoins. A ce moment précis, je suis vivante, heureuse d'être sur terre.